Envisat permet de faire une carte de la pollution de l'air


Après 18 mois d’observations , Le capteur SCIAMACHY du satellite Envisat a permis de faire 1 carte mondiale de la pollution par le dioxyde d’azote (NO2).
Ces observations permettront de mieux connaître les sources de pollution au NO2, pollution qui sera donc mieux combattue.


crédit photo: ESA



SCIAMACHY (spectromètre d'absorption avec imageur à balayage pour la cartographie atmosphérique), est l’un des instrument du satellite Envisat.
Il a pour objectif de quantifier la quantité de NO2 située dans l’atmosphère sur l’ensemble de la planète. Pour mesurer la quantité de dioxyde d'azote située dans la Troposphère, SCIAMACHY enregistre le spectre du rayonnement solaire qui traverse l’atmosphère.
Pour plus de détail technique, je ne peux que vous rediriger vers le site de l’ESA (www.esa.int). Malheureusement si vous n’êtes pas un technicien, il est fort probable que vous n’y compreniez pas grand chose. (Dans ce cas de figure, cela nous ferait un point commun)

Le dioxyde d’azote est un gaz dangereux pour l’homme D’après l’auteur de l’article du site de l’ESA, respirer ses gaz de manière excessive provoquerait des « lésions pulmonaires et problèmes respiratoires ».

Le dioxyde d ‘azote a d’autres vices : il participe en plus à la production d ‘ozone dans la troposphère. La troposphère c’est la partie basse de l’atmosphère, celle dans laquelle nous vivons.
Et je pense que nombre d’entre vous savent que l’ozone c’est dangereux car il faut faire attention à ses pic.
Mais attention !! je ne veux pas faire de la désinformation scientifique : l’ozone en couche c’est bien, mais en pic c’est bad

A présent penchons nous un peu plus sur la carte en elle même qui indique le taux de pollution au dioxyde d’azote de chaque région du monde. (Le taux de dioxyde d’azote, pas le taux d’ozone).
Alors le bleu c’est bien, c pas pollué. Le jaune, c’est déjà moins bien, des progrès sont à faire. Le rouge la c’est très mauvais, bonnet d’âne et au coin.
Les Etats Unis bien sûr sont bonnet d’âne, (toujours à se faire remarquer ceux la…).
L’Afrique. Tiens c’est la surprise de les voir là. La tache verte au centre, c’est de la dégradation de biomasse il me semble. Le vilain point rouge tout au sud, ça je suis sûr : ce sont des centrales électriques fonctionnant aux charbons ; principalement sur le plateau de Highveld en Afrique du Sud.
J’en viens désormais au cancre de la classe : La Chine ! qui décidément ne sait rien faire en petit. Un bigbigbig bonnet d’âne pour la Chine de l’Est et beaucoup de progrès à faire.
« Voilà voilà, je crois que j’ai fait le tour.
Hein ?
L’Europe ?
Et bah quoi l’Europe ?
La Belgique vous dites ?
Ah oui, la minuscule tâche sombre là…
Des industries polluantes ?
Ah ah ah, je me gausse, ah ah ah
Vous êtes dans l’erreur…
Le rouge ce sont juste les baraques à frites qui font chauffer leur huile…
Et les Pays-Bas, c’est juste un nuage de fumée +ou- légale qui obscurcit les instruments.
Paris, on lui pardonne parce que c’est la plus belle ville du monde.
Bien sûr, il reste les Anglais avec Londres… mais bon on peut rien y faire, faut les accepter comme ils sont les pauvres…* »

Plus sérieusement, les sources de pollution au NO2 sont : le transport routiers, les industries lourdes, les centrales électriques (charbon/pétrole), la combustion de biomasses…
Il faut noter que le NO2 peut être produit naturellement par la foudre et les microbes. Il faut sans doute nuancer un peu les résultats obtenus et l’interprétation sans doute hâtive faites ici (et ailleurs, d’ailleurs).
Par exemple on sait qu’il y a beaucoup de microbe en chine (SRAS…), ce qui expliquerait la grosse tache rouge…

Envoyé en février 2002, Envisat est un satellite dédié à l’observation de notre environnement. Il nous permet à travers des instruments comme le SCIAMACHY de mieux cerner les zones de pollution et d’identifier avec plus de précision ses sources et leur importance.
On réentendra parler d'Envisat dans l'avenir, cela me semble certain.

L’utilisation de satellites me semble beaucoup plus efficace pour ce genre de mesures que les données au sol.
J’ai du mal à imaginer qu’on s’amuse à mettre des capteurs de pollution au NO2 sur toute la surface de la planète : genre un tous les 50 mètres.
Les données au sol sur la pollution par le dioxyde d’azote sont très peu nombreuses, alors que le satellite permet d'obtenir les taux de TOUTE la planète pour un coup relativement modique (par rapport aux capteurs tous les 50 mètres)
De plus seul les satellites sont capables d’avoir un point de vue globale, des données au sol ne représentant que la somme (partielles) des parties.
Cette carte n’est sans doute qu’un exemple parmi d’autres : il existe ou existera sans doute d’autres cartes répertoriant d’autres gaz polluants, comme par exemple le dioxyde de carbone (CO2) (responsable de l’effet de serre**)

* toutes mes excuses aux anglais et anglophiles.
** je précise pour les ermites qui auraient réintégrés la civilisation récemment.

JiGiSù