HUYGENS, RELIQUE DU PASSE



 

Ca y est c'est fait ! Huygens s'est posé sur Titan, vendredi dernier 14 janvier 2005 à 12h27. Elle est devenu ainsi la première sonde à s'être posé sur Titan, la plus grosse lune de Saturne. La mission a été un succès quasi-total, toutes les données ont été transmises, hormis la moitié des photos qui ont été perdues (350 photos sur plus de 750). 350 photos c'est déjà beaucoup, et du boulot "pour 10 ans" attends maintenant les scientifiques.
Huygens quand à elle, cette sonde, qui a mis 20 ans pour passer de l'état de projet à l'orbite de Saturne a remplie sa mission. Sa mission a duré 3 ou 4h pas plus. 7 ans de développement, 7 ans de voyage, 4h de mission, Huygens a battu les papillons....
Aujourd'hui le "bébé" n'a plus de raison d'être. Huygens est mort et il n'a plus de raison d'être, c'est une relique du passé. Il restera seul sur cette planète glacée, attendant le retour des hommes comme ses confrères Viking sur la planète Mars. Comme toute relique du passé, Huygens est voué à finir dans un musée. Mais avant que n'arrive ce jour, il risque d'attendre de longues années,  de très longues années malheureusement. Car l'homme qui a encore du mal à aller sur la Lune n'est pas encore près à débarquer sur Titan. Mais un jour peut être....




Les lunes de Saturnes, crédit ESA



 

 

Bienvenue sur « Titan Real TV Show !! » « woo woo woo !! »

Une émission animé et présenté par Nikas Caramasenlos

 

(jingle)

 

« Bonjour à tous et bienvenue sur le plateau du « Titan Real TV Show »

« Pour ceux qui nous rejoignent, sachez que l’on a vécu tout à l’heure en direct l’atterrissage, pardon l’atitanissage  sur la la plus grosse lune de Saturne, la dénommée Titan. Je rappelle brièvement les conditions extrêmement dures qui règnent sur cette jolie boule orangé. Même si la pression est acceptable et que la gravité est la même que sur la Lune, vous ne pourriez pas vous baladez comme ça sur ce satellite. Car il n’y a pas d’oxygène et surtout la température est de moins 180 degré Celsius  !! Autant dire, mieux vaut ne pas oublier sa petite laine…

« L’ Artemis », une saucers de type D est actuellement sur Titan.  Eh oui mesdames et messieurs, Max, Jean-Paul et Abdelaziz sont les 3 premiers hommes à avoir posé le pied sur Titan. Rendez vous compte. C’était tout à l’heure et c’était en direct. Si vous avez manqué ce grand moment de télé, ne vous inquiétez pas vous pouvez télécharger l’enregistrement sur Internet à l’adresse qui s’affiche en bas de votre écran…
Actuellement nos trois cosmolofteurs Max le fin comique, Jean-Paul le sage et Abdelaziz le beau gosse sont en train de se préparer pour faire une sortie.
Leur mission : rapporter le module Huygens lancé il y a plusieurs décennies de la terre. Si vous voulez en savoir plus sur cette mission, vous pouvez cliquez avec votre télécommande sur le bouton `Huygens’ qui s’affiche en haut à droite de votre écran »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Huygens.

La sonde européenne Huygens a atterri sur Titan vendredi 14 janvier 2005 à 12h27.

Après une descente de plus de 2h dans l’atmosphère de Titan, elle s’est finalement posée sur le sol de ce monde qui était  jusque là inconnu aux yeux des Hommes. La mission Huygens avait principalement pour but de déterminer avec précision la composition de l’atmosphère. Cette mission devait permettre aux chercheurs de mieux comprendre les mécanismes et les conditions de l’apparition de la vie. L’atmosphère de Titan a cela d’intéressant qu’elle est proche de l’atmosphère primitive de la terre. Ce qui a poussé les chercheurs de l’époque à penser qu’il pouvait exister une chimie prébiotique dans cette atmosphère. On sait aujourd’hui ce qu’il en ait.

A l’époque, l’humanité ne disposait pas des moyens de propulsion électrocinétique actuels et encore moins de nos systèmes anti-gravitationnels dernier cri. Non à l’époque, on utilisait encore les antiques fusées chimiques. Il était alors extrêmement coûteux d’envoyer quoi que ce soit dans l’espace. Les homme utilisaient alors les moyens  les plus ingénieux et les plus économiques possibles. Huygens en est un bon exemple. Huygens, un module de 350 kg accompagnait une sonde, Cassini. Le 25 décembre 2004, Cassini, en orbite autour de Saturne lanca Huygens dans l’atmosphère de Titan de la même façon qu’un enfant lance un cailloux avec une fronde. Le 14 janvier 2005, Huygens arriva à 22 000 km/h dans l’atmosphère de Titan. Heureusement, les ingénieurs de l’époque avait prévu un bouclier thermique très efficace. Ce bouclier a ralenti la sonde tout en la protégeant de la terrible chaleur. Ensuite 3 parachutes se sont relayés tour à tour pour ralentir Huygens et lui permettre d’atterrir sur Titan en douceur.

Tout les instruments de Huygens fonctionnèrent avec succès et la quasi totalité des données purent être transmis à la terre.
C’est cette mission qui a été la plus importante dans notre compréhension de Titan. Les missions suivantes n’ont fait qu’affiner les résultats.

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Titan

http://www.lisa.univ-paris12.fr/GPCOS/titan/Notions.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Titan_%28lune%29

Premier des satellites de Saturne a avoir été découvert et deuxième du Système Solaire par la taille, Titan est en outre le seul à posséder une atmosphère dense. Constituée majoritairement d'azote et de méthane, pauvre en hydrogène, cette atmosphère est près de cinq fois plus dense que l'atmosphère terrestre, avec une température de surface de 90-100K et une pression de surface de 1,5 bar. Cette atmosphère est très riche en composés organiques, non seulement en phase gazeuse mais aussi sous la forme de particules solides submicroniques nommées aérosols, dont les épaisses couches stratosphériques nous masquent la surface du satellite. L'opacité de l'atmosphère de Titan est causée par les brumes stratosphériques issues de l'intense activité photochimique y régnant. En combinant cette opacité à la distance au Soleil de Titan, une personne à sa surface en plein jour expériencerait une intensité lumineuse 1 000 fois moins intense que son équivalent terrestre. Son atmosphère brumeuse et l'éloignement du soleil, font que sa surface ne reçoit qu'un centième de la lumière que reçoit la Terre. La luminosité en plein midi est équivalente à celle de nos crépuscules.

 

Température moyenne Terre : 8,85 °C
Température moyenne Mars :  - 63,15°C
Température moyenne Titan : - 180°C 

 

Gravité Terre : 9,78 m/s²
Gravité Mercure : 3,701 m/s²
Gravité Titan : 1,35 m/s²

Diamètre équatorial Terre : 12 756 km
Diamètre équatorial Mercure : 4880 km
Diamètre équatorial Titan : 5150 km

 

 

 

 

 

 

Les missions suivantes

 

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Titan Real TV Show

 

“Et maintenant rejoignons nos amis cosmolofteurs en direct d’Artemis !!!”
L’image du présentateur Nikas disparut. A la place un hublot derrière lequel se trouvait de la brume orangé.
Une fois d’homme se fit entendre.
« Bonjour, ici Jean-Paul, je vous parle en direct de « l’Artemis ». Nous sommes actuellement sur Titan dont vous voyez l’atmosphère à travers le hublot. Je m’apprête à quitter le sas de sécurité pour aller au dehors. »
Bruit de frottement ,la caméra bouge un peu.
« Vas-y Max c’est bon tu peux ouvrir. »
La porte s’ouvrit dans un pchiiiiiiiit caractéristique et la vapeur orangé envahit la pièce.
« Y-a beaucoup de brouillard aujourd’hui, on y voit pas à 10m, on doit être traversé par un nuage rasant. »
La caméra pointé vers le sol qu’on distinguait par intermittence lorsque la brume n’était pas trop épaisse ; Il semblait couleur « blanc sale ».
A l’intérieur du sas la lumière s’éteignit, la camera se retourna et on vit l’intérieur du sas. A travers un second hublot on voyait déformé la tête d’un homme qui semblait affairé au sein du pièce exigu, la salle de pilotage.

« Je descend les échelons ». Puis la camera filma des échelons avec des grosses mains gantés qui s’y accrochaient. 
"5, 4, 3, 2, 1    OK !!   Je suis à terre".
Effectivement on y voyait pas à 10 mètre, une épaisse brume orangé cachait l’horizon. La caméra se releva , on put voir distinctement la soucoupe volante par laquelle ils étaient arrivés. Elle était posé au sol par quatre grand pieds rétractable.
«Ok Max, je suis en bas. Tu peux me rejoindre.»
« J’arrive ma poule » répondit une voix
« Le temps que Max descende à son tour, je vais vous parler un peu de Titan. Tout d’abord il faut que je sorte mes crampons rétractable, car je me trouve sur de la glace  de méthane et d’eau ; autrement je risque une belle chute »
Il baissa la caméra. Il avait relevé son pied droit et appuyait sur un bouton situé sur la cheville. Des petites pointes de quelques centimètres sortirent de ses semelles.
« L’atmosphère est principalement constitué d’Azote, comme sur terre. Mais ici il n’y a pas d’oxygène, mais du méthane qui joue un rôle central. Il y a un cycle du méthane extrêmement intéressant. Si j’avais plus de temps, je vous l’expliquerais plus en détail. Mais en gros pour vous donner une idée, on pourrait presque le comparer au cycle de l’eau sur Terre. Le sous-sol de Titan est constitué de…  Ah ! mais voilà Max »
La caméra changea d’angle et se fixa sur une sorte de Bibendum marron qui descendait les échelons doucement, ayant l’air littéralement de flotter. « ici la gravité est moindre que sur la terre, les déplacements seraient plus aisés, s’il ne fallait porter ces énormes combinaisons, indispensables à notre survie … Combien indique le thermomètre  Max ? »
« -180 °C mon JP, j’espère que ta pas oublié ta ptite laine Hahaha !! »
« Comme vous le voyez il fait vraiment frisquette ici » renchérit Jean-Paul
« Faut sortir le Naudin » dit Max

 

Retour dans les studios, le visage tout sourire de Nikas Caramasenlos.
« Brrrrr fait froid non ? Max t’a oublié de fermer la porte, (huhuhu)
Bien, tandis que nos amis préparent le matériel nécessaire à la mission, je vous propose de marquer une courte pause »

Jingle

(…)

(voix homme) « Et maintenant Le nouveau Wilkinson Septro. Le nouveau Wilkinson septro est sept fois plus efficace qu’un rasoir classique.  IL vous rendra une peau douce et sensible qui la séduira à coup sûr. »
(femme) « Oh mon dieu, je suis séduite ! »
(homme) « Wilkinson c’est la qualité professionnel qui garantie par ses sept lames de rasoirs un rasage efficace au plus près de la peau pour un résultat… sur le fil»
(…)
« Wilkinson, l’innovation, la vraie. »

 

(…)

Fin de la pub, l’écran de TV retourne directement sur Titan.
La camera montrait des pieds de cosmonautes qui marchaient. Le sol n’était plus blanc, il était gris-noir. A chaque pas, le pied du cosmonaute s’enfonçait légèrement dans cette surface qui laissait échapper un liquide transparent. Derrière une trace de quelques centimètres se déformaient et se remplissaient du liquide transparent. Cela rappelait furieusement le sable mouillé sur les plages, à part la couleur.
La caméra se redressa, on put voir l’horizon, la brume était moins forte, on y voyait à 40 mètres. Le paysage semblait désolé. Le sol était très plats recouvert de ce « sable Titanien ». Il n’y avait aucune aspérité, aucune faille, aucun rocher. Ici et là, on voyait des petits galets blancs-gris qui venaient égayer ce paysage monotone.
La caméra s’arrêta et JP en ramassa un. « Ceci est un galet de glace formé très récemment, il y a 15 millions d’années environ. On le reconnaît à sa forme en œuf caractéristique de la période Midivisolevusienne. En effet… »
« Et JP regarde ! »
Max montrait du doigt un objet au loin. La caméra se retourna et on put voir une espèce de silhouette de rocher à une soixantaine de mètre.
« Tu crois que c’est ça Max ? » demanda Jean-Paul
« D’après la carte et les données radars, ça semble être ici. En plus ça concorde avec les données topographiques. »

 

Les deux hommes s’approchèrent et purent voir que le rocher n’en était pas un. Il avait trouvé Huygens. La sonde Huygens était très compact. Elle ressemblait vaguement à un champignon auquel on aurait retiré le capuchon et dont il ne resterait que le pied. A l’origine, la sonde était faite de métal, mais une fine couche de glace s’était aggloméré dessus, la recouvrant presque entièrement. Oui l’ensemble faisait vraiment pensé au pied d’un bolet mis au congelo.
« Abdelaziz tu m’entends, ici c’est JP. Le renard a trouvé la poule. Je répète, le renard a trouvé la poule. Est-ce que tu peux nous envoyer le Naudin stp. »
« …. Ccrrrrr…. Ok les gars, bien reçu, il arrive dans 5 min. »
15 min plus tard, on vit à l’écran de TV arriver une petite soucoupe volante flottant silencieusement vers les deux hommes et la sonde . Elle avait la forme d’un triangle, sauf que les pointes étaient arrondies et que les lignes n’étaient pas droites mais courbes. Toute la surface au dessus était recouverte de micro-cellules électriques Aux endroits où se trouvaient les cellules électriques on voyait briller le plasma violet due à l’ionisation de l’air. Cette lumière était très douce et reposante à l’œil. On aurait dit une sorte de fantôme fluorescent qui flottaient doucement à travers la lande. Max et JP se turent contemplant le spectacle. C’était toujours quelque chose de magique de voir flotter une soucoupe volante…
Ce modèle était récent : c’était le tout dernier de la série des « Naudins » :
C’était le « Naudin XB243 » produit par la société Intersid, un lifter de charge.

 

  

Maintenant il fallait « harnacher » le lifter à la sonde Huygens. En effet, le gros bolet pesait tout de même près de 200 kg. Même avec la gravité réduite de la planète et une dose de 12 milligrammes de méga-stéroïde, c’était encore difficile à porter.
Alors que JP allait se mettre en position pour caler le lifter, son regard fut attirer par un reflet venu du sol.
« Eh Max mais qu’est que c’est que ce truc ?! »
« quel truc ? »
« La à tes pieds, en bas de la sonde »
La caméra se baissa, cherchant apparemment quelque chose. Une lumière rougeâtre apparu dans le champ. La caméra se fixa. Au pied de la sonde se trouvait un objet très petit mais qui dégageait une étrange lumière rouge étonnamment forte. La caméra fit un zoom sur cette étrange chose. A l’écran on découvrit une sorte de petit cristal rouge planté dans le sol par la pointe. En son sein, dansait une petite flamme rouge très brillante. Cette petite flamme semblait prisonnière du cristal.
« Mais qu’est ce que ça fout là ça ? »
« J’en sais rien c’est très bizarre »
«Tu crois que quelqu’un est venu avant nous »

 

L’émission se coupa à cet instant et à l’image réapparut le présentateur Nikas, immobile. Après quelques instant il s’anima :
« Ah il semble que nous ayons été coupé avec nos cosmolofteurs. Nous allons essayer de rétablir la liaison… On me dit que non… il faudra encore quelques instants… sans doute une interférence magnétique de Saturne… En attendant je vous rappelle que vous pouvez appelez au… »

 

 

15 min plus tard
« Ah la liaison est rétablie. Retrouvons donc en direct nos deux braves cosmolofteurs qui viennent de faire une découverte passionnante !!»
A l’écran on vit le visage d’un des deux cosmonautes à travers son scaphandre. Il avait un air sérieux :
« Mesdames, Mesdemoiselles et messieurs, nous sommes en présence d’un phénomène bien mystérieux. En effet comme vous avez pu le voir, un cristal rouge se trouve au pied de la sonde Huygens. Or il ne devrait pas se trouver de cristal rouge à cet endroit. Il ne devrait y avoir qu’une sonde gelée envoyé par les hommes il y a de cela des décennies…
Les instruments de nos combinaisons n’ont pas détectés de danger particuliers. Ce cristal semble donc inoffensif. Nous allons essayer de nous en approcher un peu plus pour essayer de mieux comprendre de quoi il s’agit. »
Le visage quitta la caméra, qui elle même se mit à bouger. « nous allons maintenant nous accroupir et prudemment nous rapprocher de cette étrange chose. »
Au bout de quelques instants, la caméra se stabilisa. On distinguait maintenant très nettement la flamme brillante au sein du cristal. Elle dansait comme dans un feu de cheminée. C’était magnifique…
Puis on vit la main emmitouflée d’un cosmonaute se  rapprocher doucement du cristal.
« Max t’es sûr que… »
« T’inquiète, fait moi confiance.»
La main continuait à s’approcher. Lorsqu’elle ne fut plus qu’à quelques centimètres du cristal celui-ci s’éteignit soudain. La main se bloqua.
« … »
Puis la flamme se ralluma, et se mit à clignoter.
La caméra resta fixé sur ce fascinant cristal. Puis on entendit un bip répétitif.
« Max qu’est ce que c’est !! »
« Attends c’est mon bracelet qui me bip » La main se retira brusquement laissant juste le cristal qui clignotait.
« Mais non jte parle du cristal » répondit Jean-Paul
« Zut, mon machin est déréglé »
« Qu’est ce qui se passe Max !? »
« Mon bracelet m’indique que le taux de radiation est en train d’augmenter »
La caméra eut un mouvement, Jean-Paul regardait le sien
« le mien aussi indique une augmentation du taux de radiation. Merde Max qu’est ce que t’a fait !! »
« Mais rien !!  jl’ai même pas touché cette merde… »
Une voix lointaine, avec des crépitements. « Allo mission Titan Powa, vous m’entendez, ici Houston… mission Titan Powa, répondez »
« oui, allo ici mission Titan Powa, Houston, on a un problème »
« Ordre de partir. Je répète vous avez ordre de partir sur le champ. Laisser le matériel sur place »
« Compris Houston, on met les voiles » répondit Max
« Dépêchons nous » dit Jean-Paul « le taux de radiation n’arrête pas de monter »

 

Les deux cosmonautes partirent laissant derrière eux le lifters Naudin de charge et la sonde Huygens.
En s’éloignant de la sonde, les deux cosmonautes jetaient fréquemment des regards en arrière. Lorsque Jean-Paul qui tenait la caméra se retournait, on pouvait voir la sonde et il semblait que le signal rouge allait en s’intensifiant. Il continuait à s’éloigner et pourtant lorsqu’il se retournaient le signal semblait de plus en plus fort, illuminant le ciel orange par intermittence. Ce mélange de rouge et d’orange, donnait à ce paysage désert un aspect angoissant et complètement surréaliste.
Max s’énervait « Bordel, on arrête pas de s’éloigner et pourtant ces foutus radiations continuent d’augmenter. On arrive bientôt au seuil critique n°1. Accélérons »

 

Il avait déjà parcouru plus de 70 mètres lorsque la première vague frappa.
JP en se retournant avec la caméra la vit en premier : une onde de choc rougeoyante arrivait droit sur eux à toute vitesse.
« A terre vite !! » eut juste le temps de dire JP.
Devant leurs écran des dizaines de millions de spectateurs se jetèrent à terre simultanément.
Mais il était trop tard, Max n’avait pas été assez rapide, il avait tenté de se jeter, mais il fut attrapé en plein vol par la vague rouge. Il fut violemment projeté dans les airs puis retomba une dizaines de  mètres plus loin.
JP avait lui par chance réussi à esquiver l’onde de choc en se jetant à terre.
Très vite il se releva, ramassa la caméra et couru comme il le pu jusqu’à Max.
« Allo Max tu m’entends !?
« crrrrrrrrrr….. »
« Allo Max réponds moi ! »
« crrrrrrrrrrr……. »
JP s ‘approchait encore, il allait parler lorqu’il entendit un râle dans son casque audio. JP reprit espoir « Allo Max réponds moi, si tu m’entends » Pas de réponse mais le râle s’intensifiait. A quelques mètres de Max, JP s’arrêta net.
Ce qu’il vit le remplit d’horreur.
De l’autre côté de leur poste, des millions de gens étaient scotchés à leur poste.

 

Tout le corps de Max semblait dégouliner. Sa combinaison marron-cannelle, semblait fondre sur lui. De grosse gouttes de matières synthétiques semblait couler le long de son corps vers le sol. Sa combinaison semblait se liquéfier comme une vulgaire boule glacée. Le râle s’intensifiait encore, devenait insupportable. Maintenant c’est le corps lui même qui semblait disparaître. Toute la structure du corps semblait se transformer en une bouillie marron/cannelle. On ne distinguait plus séparément les deux jambes qui ne semblaient désormais ne faire plus qu’une. Les bras semblaient désormais faire partie du corps, et la tête semblait fusionner avec le tronc. De la fumée rouge s’échappait de ce magma de moins en moins humain.
De l’autre côté de leurs postes, des gens hurlaient, des femmes s’évanouissaient, des enfants pleuraient , c’était la panique générale.
Le corps continuaient à fondre et cette hideux magma viraient maintenant au noir, la fumée rouge s’intensifiait encore. Le râle devint encore plus fort et de plus en plus insupportable.
Et puis soudain il cessa. A la place on entendit un murmure, un chuchotement rieur… « je fonds, je fonds, je fonds… » puis le chuchotement se tût et on entendit plus rien que le crissement de la radio. Ce qui avait était un corps humain il y a quelques minutes n’étaient plus qu’un magma fumant et crapotant, des bulles noires gonflaient puis éclataient libérant une infâme fumée rouge sang.

 

JP était sous le choc. Ce qu’il venait de voir le révulsait. Il fut pris de nausée soudaine  Pourtant au plus fort de son horreur, il ne put s’empêcher de penser : « Sacré Max toujours le mot pour rire… jusqu’au bout »
Il fallait absolument qu’il quitte cet endroit. Il tourna la tête la lumière rouge clignotait de plus belle. Sur son bracelet, l’indicateur des radiations commençaient à s’approcher du seuil critique n°2. Il ne pouvait plus rester là, il fallait qu’il s’enfuit au plus vite.
Il se mit à courir dans le sable gorgée de méthane, faisant gicler le liquide à chacun de ses pas, même si courir n’est pas le mot exacte. Du fait de la très faible gravité de Titan, Jean-Paul semblait bondir comme un kangourou. Ses sauts pourtant donnaient l’impression qu’il flottait dans les airs. Donc l’impression générale était plutôt une sorte de kangourou sautant au ralenti.
Mais nous dirons qu’il courait.

Il courait, et les millions de spectateurs qui n’avaient pas éteint leurs poste couraient avec lui.
Il fallait qu’il atteigne le haut de la colline le plus vite possible. Une fois passé le sommet, il n’aurait plus rien à craindre, le versant le protégerait des radiations et de la vague rouge.
Il courait toujours quand une seconde vague partit de la source. Encore plus terrible que la première. Il était à plus de 250 mètre déjà, mais la vague arrivait très vite.
Vite il fallait qu’il atteignent le rocher. Plus que 3 mètre. La vague s’approchait, dévastatrice, plus que un mètre, la vague le talonnait. Il plongea en désespoir de cause. La vague passa avec colère.
Ouf, il avait eu chaud, ce rocher l’avait protégé. La vague continua vers le haut de la colline puis disparut dans la brume. Il frissonna en pensant à ce qu’il était arrivé à Max. Il fallait absolument qu’il quitte cet endroit maudit.
Il jeta un coup d’œil au dessus du rocher. Il ne voyait plus la source. Peut être que tout était fini… Peu importe, il voulait quitter cet endroit à tout prix et le plus tôt serait le mieux. Il se releva et se remit à courir en direction du sommet. Autour de lui des vapeurs commençait à sortir du sol. La roche exposé à la vague rouge avait fondu. Le sol lui même avait été réchauffé, et laissait s’échappait des geyser de méthane.
JP avait de plus en plus de mal à courir s’enfonçant de plus en plus à chaque pas ; il voyait le péril, Il risquait de s’enfoncer dans ce sol ramolli et de s’enfoncer inexorablement  comme pris dans des sables mouvants.  Alors tout en courant il se débarrassa de tout ce qui ne lui était pas indispensable.
Il posa la caméra sur un rocher de manière à ce que les gens puissent le voir s’enfuir. « le show doit continuer » pensa-t-il amèrement.
Puis il se remit à courir (à bondir plutôt) en essayant de sauter de pierre en pierre, comme le font les  enfants  sur les plages de la terre. Les radiations atteignaient bientôt le seuil critique N°3. S’il atteignait le N°4, il était cuit, le niveau 4 c’était irréversible.
Il était essoufflé, et les nausées reprenaient.
De plus sauter de rocher en rocher rendait sa course lente et laborieuse.

 

Devant leur caméra grésillante, les spectateurs regardaient cet espèce de bibendum marron s’éloignait en sautillant dans ce brouillard orange, fascinés par ce spectacle à la fois ridicule et cruel, et tous  priaient pour qu’il s’en sorte.
Il y avait de plus en plus de parasite sur le poste. L’image était floue et le son était un grésillement faible.
Quand soudain ils entendirent un cri strident et continu… qui leur déchira les oreilles. Tous le monde baissa le son au maximum L’homme en combinaison s’arrêta et semblait se tenir les oreilles. Le cri strident continuait, lui ne pouvait pas baisser le son, il s’écroula.

Derrières leurs postes tous le monde étaient fous : « allez vas-y relève toi ! » « Bas toi !! » continue ! » « résiste » « il reste que 100 mètre » « prouve que tu existes ! » ; l’homme ne bougeait pas, le cri strident continuait.
« … »
Au bout de 2 min, il ne bougeait toujours pas, le cri strident continuait, tous les téléspectateurs étaient atterrés.
« Dis papa, il est mort le monsieur ? »
« … »
« Et bien, tu vois mon fils, il arrive parfois que… »
La mère « Non regardez il bouge !! »
« C’est vrai ça qu’il bouge !! » 
« Allez mon pti relève toi ! Allez vas-y !! »
L’homme se releva comme porté par tout un peuple. Il redressa son corps courbés par la fatigue avec un effort infini, encouragé par des spectateurs proche du délire. Une fois debout, il se tourna vers la caméra à 50 mètres d’ici, et resta immobile.
« Mais allez bouge de là !! »  « Imbécile !! » « Avance, tu va te faire griller !! », Les téléspectateurs n ‘étaient plus que cris et vociférations, hurlant, encourageant, criant, pleurant, priant à tel point qu’on eut cru que tout calme avait abandonné la moitié de l’espèce humaine.

 

Ils ne comprenaient pas. Ils n’avaient pas vu.
JP lui était très calme. Il était loin de se douter qu’il déclenchait une telle déferlante de passion. Il ne regardait pas la caméra comme le pensait les millions de téléspectateurs. Il regardait la dernière vague s'approchait de lui inexorablement, et il savait que c'était fini pour lui.

Et pourtant il était serein, aucune pensée ne le harcelait.
 Il regardait le monstrueux mur rouge qui se déplaçait à une vitesse incroyable balayant tout sur son passage. Le mur se rapprochait de Jean-Paul avec fureur près à l’engloutir, à le désintégrer. Celui-ci ne témoignait d’aucune émotion. Il était juste là à regarder cette chose contre laquelle il ne pouvait rien. Mais pas d’effroi, ni de mélancolie, non, juste le calme tranquille de celui qui a pleinement et parfaitement accepté son sort, sans rancune, ni amertume. Il regardait simplement l’effroyable mur approcher.
« C’est dommage » se dit-il « il ne me restait plus que 100 mètres ».

 

L’image déjà floue, d’un coup se brouilla complètement, laissant à la foule comme dernier souvenir la silhouette de cet homme immobile dans une brume orangée.